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Blindés : le duel de la roue et de la chenille
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Blindés : le duel de la roue et de la chenille
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Blindés : le duel de la roue et de la chenille

Voici un (très) long article, paru le 19 aout dans le cahier été de Libération. Il n'était pas disponible jusqu'à présent sur internet.



"S'il te plaît, dessine-moi un char ! Une tourelle avec un gros canon, un châssis bien solide, une demi-douzaine de roues et des chenilles autour. Des chenilles ? Maintenant, regardez les images du défilé du 14 juillet. La plupart des blindés roulent sur… des roues. Des roues ou des chenilles ? C'est une guerre sans merci qui fait rage dans les états-majors et les régiments. Une guerre très secrète et très franco-française où l'on s'affronte à coup d'innovations technologiques, de considérations budgétaires, d'expériences de combat ou de souvenirs des grandes manœuvres. Une guerre où, depuis vingt ans, un camp a gagné sur l'autre. La roue triomphe et les chenillés en sont réduits à préparer la revanche.

L'opposition est fondamentalement culturelle et les arguments ne servent qu'à nourrir une querelle identitaire. D'un côté, les partisans du "léger" - de la roue, donc - estiment qu'à la guerre, il faut être "souple, félin et manœuvrier", comme disent les parachutistes et ne pas s'encombrer de matériels trop exigeants. De l'autre, les défenseurs du "lourd", qui savent que lorsque les choses sérieuses commencent, le soldat n'est jamais trop protégé, jamais trop armé. Deux traditions militaires, qui forment, ensemble, l'armée française : l'une tournée vers le grand large, héritière des campagnes coloniales, l'autre, le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges, qui se souvient d'Austerlitz et de Verdun. Deux écoles irréconciliables : Lyautey contre De Gaulle.

Le char, qui n'en peut mais, est le point d'application de cette querelle. Le char, ou plutôt son "train de roulement".


L'avantage de la chenille est qu'elle répartit mieux la pression au sol que ne le fera jamais une roue. Le poids de l'engin repose sur une plus grande surface. Elle s'enfonce moins et adhère mieux. C'est la raison pour laquelle on utilise des chenilles pour faire avancer les dameuses des stations de ski ou les motos-neige. L'historien des blindés, Stéphane Ferrard, assure - sans l'avoir jamais testé personnellement - que le premier char français, le FT-17 pouvait rouler sur le pied d'un fantassin très bien chaussé sans l'écraser… Le FT-17 pesait quand même 6,7 tonnes. L'inventeur du véhicule blindé à chenilles est l'écrivain britannique H.G. Wells, l'un des pères de la science-fiction à l'égal de Jules Verne. S'inspirant des tracteurs agricoles chenillés qui venaient d'être inventés aux Etats-Unis, il publie en 1903 un récit d'anticipation militaire, intitulé The Land Ironclads ("Les cuirassés terrestres"), jamais traduit en français. Avant la première guerre mondiale, l'armée française avait déjà des engins blindés à roues, appelés automitrailleuses et auto-canons, en fonction de l'arme qu'elles transportaient. Mais dès les premiers mois du conflit, ces véhicules ne pouvaient plus circuler sur les terrains défoncés, souvent boueux et recouverts d'obstacles comme des barbelés" raconte Stéphane Ferrard. "Il fallait remplacer les roues par des chenilles". Ingénieurs français et britanniques, les derniers ayant peut-être lu H.G. Wells, inventent en même temps le même engin. "L'idée était d'abord de pouvoir écraser les fils de fer barbelés qui bloquaient le progression de l'infanterie". Pas la peine d'aller vite : les engins filent un bon 7 km/h… Cette lenteur est leur grand point faible. On le voit dès 1918, lorsque les armées alliées se lancent à la poursuite des Allemands en retraite. Il faut aller vite et l'on ressort les engins sur roues qui progressent alors à 60 km/h. Le Français qui a inventé le char chenillé, le colonel Estienne, va également être celui qui fournira les plus solides arguments techniques à ses adversaires. Passionné par l'idée d'une route transsaharienne, il étudie, avec Renault, un prototype de camion 8x8, capable de rouler en tout-terrains, en particulier sur les dunes de sables. De ces travaux, naîtront dans les années 30, des projets français de chars à roues. La défaite de 1940 empêchera l'entrée en service de ces Panhard AM 201, une spécialité bien française, qui débouchera en 1951 sur l'Engin blindé de reconnaissance (EBR). Les partisans de la roue tiennent là leur engin. Ils ne le lâcheront plus. Mais pendant toute une époque, les années 30 et 40 pour faire vite, défenseurs de la roue et avocats de la chenille trouvèrent un terrain d'entente provisoire avec les semi-chenillés. Ce sont, par exemple, les autochenilles Citroën de la Croisisère Jaune et de la Croisière, des véhicules avec deux roues à l'avant et des chenilles à l'arrière. Le semi-chenillé fut inventé par un Franc-comtois au service du tsar Nicolas II. Adolphe Kégresse était le responsable du garage de l'Empereur à Saint-Pétersbourg. Il mit au point ce système hybride pour permettre aux véhicules automobiles de rouler sur la neige. Il en existera une version militaire, le célèbre half-track américain. Les détracteurs du système disaient qu'il cumulait les inconvénients de la roue et ceux de la chenille, d'où son abandon sans regret à partir des années 60. On en revenait au duel roues vs chenilles.

Les partisans de la chenille ne manquèrent pas d'imagination. Ils inventèrent des motos chenillées, l'étonnante Kettenkraftrad de la Wehrmacht et pensèrent même un temps équiper les avions de trains d'atterrissage à chenilles : des essais eurent lieu dans les années 50 et aboutirent à des résultats disons mitigés qui provoquèrent leur abandon…

A la suite de la seconde guerre mondiale, la plupart des pays, en particulier les Etats-Unis, l'Union soviétique et les puissances européennes, privilégièrent l'usage de la chenille. Pour une raison simple : les chars de combat devenaient de plus en plus lourd, passant en trois décennies de 30 à 60 tonnes. Or, jusqu'aux années 80, il était quasiment impossible de construire un engin à roues de plus de 15 tonnes. "Les chenillés sont lourds, non pas parce qu'ils sont chenillés mais parce qu'on leur fait transporter des choses qu'un véhicule à roues ne pourrait pas transporter" explique un spécialiste militaire. "La chenille est le moyen le plus léger et le plus compact qui soit : le train de roulement du char Leclerc pèse douze tonnes. S'il était à roues, il en pèserait 17 et serait surtout 2,5 fois plus volumineux".

Le problème, c'est que les chenilles sont plus chères que des pneus : "le coût au kilomètres du train de roulement d'un char Leclerc est trois fois supérieur à celui du nouveau VBCI", le véhicule blindé de combat d'infanterie, à huit roues. Or, les pneus spéciaux qui équipent le VBCI ne sont déjà pas donnés, entre 3 et 4000 euros pièces - à multiplier par huit pour chaque véhicule. Sachant que l'armée de terre espère acquérir 700 VBCI, cela fait 5600 pneus (sans les rechanges), soit une facture d'environ 20 millions d'euros. "Et ils s'usent vite, ces pneus !" note un expert. "Avec plus de trois tonnes à la roue, il faut les changer tous les quelques milliers de kilomètres". Le problème, c'est que les chenilles vivent encore moins longtemps, surtout si on les utilise sur des terrains caillouteux, comme au Sud du Liban.

On n'en sort pas. Le camp de la roue a pourtant pris le dessus depuis les années 80. Il s'agissait alors de se porter le plus vite possible au devant des divisions soviétiques stationnées juste derrière le rideau de fer. On comptait alors sur deux engins : l'hélicoptère de combat Gazelle et le char léger (15 tonnes) à roues AMX 10 RC. On fît de jolies manœuvres avec les Allemands, dont l'une baptisée Moineau hardi ("Kecker Spatz" en allemand). Un moineau, même hardi, contre l'ours soviétique, tout était dit. "On était parvenu à faire un bond de 800 kilomètres en une journée, pour se porter sur un créneau le long du rideau de fer", se souvient un participant. "Tout le monde était très content et c'est ce qui a inspiré le modèle d'armée d'aujourd'hui. Ce que l'histoire ne dit pas, c'est combien de minutes, on aurait alors tenu avec nos engins face aux divisions blindées mécanisées de l'armée russe…"

A l'exception du char Leclerc, qui ne manque pas d'ennemis au sein de l'armée de terre, tous les nouveaux véhicules français sont, depuis lors, équipés de roues. Y compris l'énorme SPRAT, un système permettant de jeter un pont sur une rivière. Pesant 55 tonnes, autant qu'un char Leclerc, il repose sur pas moins de dix roues…  Les obusiers de 155 sont maintenant installés sur des camions (Caesar) et les véhicules de combat d'infanterie troquent la chenille des AMX 10P contre les roues du VBCI. A terme, toute l'armée de terre sera sur roues, à l'exception de quatre régiments de chars Leclerc et de quelques matériels annexes et vieillissants. La victoire de la roue est quasi totale et le "léger" a gagné la partie.

Sauf que les Français sont les seuls à penser comme cela. Ni les Américains, ni les Russes, ni les Britanniques, ni les Allemands, ni les pacifiques Nordiques, ni les moins pacifiques Israéliens, ni les armées arabes, chinoises, indiennes, coréennes ou japonaises, ne font de même. Toutes continuent à croire aux vertus de la chenille, sans exclure la roue pour des véhicules plus légers. Surtout qu'apparaissent de nouvelles chenilles souples, une spécialité du groupe canadien Soucy, qui permettent d'équiper des véhicules légers, comme les chenillettes articulés VHM. Une petite merveille de technologie qui permet de passer partout : dans la neige, dans les marécages ou dans le sable. En haute montagne, comme sur les plages. Même l'armée française en possède, c'est dire...

Mais pour le reste, la plupart des militaires étrangers regardent leurs homologues français avec un certain étonnement. Si le char Leclerc vaut largement ses concurrents, personne ne comprend vraiment pourquoi les Français s'obstinent à mettre sur des roues ce qu'ils dotent, eux, de chenilles. L'infanterie française aura le VBCI , les Allemands ont le Puma, les Suédois le CV 90, les Américains le Bradley, les Britanniques le Warrior, les Israéliens l'Achzarit. Plus lourd, donc plus protégé. Donc, à chenilles. Et d'ailleurs, lorsque la France s'est engagée au Sud-Liban à l'été 2006, elle a envoyé malgré tout des engins chenillés de type guerre froide. Il faut dire qu'en face, il y a des gens sérieux, Tsahal et le Hezbollah. Alors que la protection du combattant devient une priorité de toutes les armées engagées dans des opérations de guerre réelle, il se peut que les Français, avec leur goût de la roue symbole de la légèreté, aient raison contre le monde entier. Mais il se peut aussi que ce ne soit pas le cas." 
Mar 9 Sep - 19:43 (2008)
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Mar 9 Sep - 19:43 (2008)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
          Voila un article qui ennonce beaucoup de veritées.Il est vrai que la gueguerre lourde/legere a toujours été.La plupart des militaires servant ces engins savaient tres bien que chaque engin avait ses qualitées et ses defauts.Ceux-ci effectivement liés a leur mode de propulsion,neanmoins il faut de tout pour faire un monde,et chaque engin est concu pour une utilisation bien particuliere,que l'autre ne peut pas forcement realiser.
         Encore une fois on s'oriente a fond sur un type de materiel,et la generation suivante sera a fond dans l'autre sens,avec comme d'habitude une guerre de retard.
        

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Mer 10 Sep - 13:22 (2008)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
La je suis entièrement d'accord avec toi, mais bon c'est le paradox français.
Ven 12 Sep - 07:08 (2008)
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Message roues ou chenilles Répondre en citant
juste pour rire essayer de circuler dans le quartier latin a paris avec un VBCI et vous pourrez avoir une petite idée de la nécessite d'avoir une direction par ripage pour un véhicule de combat. le choix de l'AMX et plus tard du GIAT de mettre une fonction ripage sur l'AMX 10RC et le VEXTRA est justifié mais hélas abandonné.
pour se convaincrede la superiorité de la chenille sur la roue, il y a une photo amusante d'un VCI a roue "planté" sur un muret de séparation dans l'un des horsseries de RAIDS. en outre les composant d'un train de roulement a chenille sont bien souvent plus léger qu' une solution a roues.
Dim 1 Fév - 01:14 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
Jean-François Brillant a écrit:
Perso, à moins d'être suicidaire ou de vouloir réaliser une opération de "restructuration urbaine" à coup de canon, je ne vois pas l'intéret d'aller faire une ballade en VBCI dans le quartier Latin.

Je ne voudrais pas plur être engagé dans Mitro à bord de ce "bus" dont il faut dévoiler les 2/3 de la longueur pour pouvoir engager une cible avec l'armement de bord !

Il faut cesser de croire qu'il existe une formule d'engin permettant de répondre à toutes les situations. Marcel Dassault avait une formule lapidaire pour balayer le concept de "polyvalence", dont il disait "touche à tout, bon à rien".


et pourtant dassault se trompe ,le rafale en est la preuve.
la roue a sa place et la chenille aussi il suffit juste de savoir les employés a bonne escient .
la france ne ce sent pas menacé a long terme ,ces operations militaires sont des opex elle recherche une aérotransportabilité maximale donc les vehicules les plus sucpétibles d'étre déployé sont les amx et le futur vbci etc etc ...je ne suis pas pour critiqué le choix de l'armée francaise, car je la considére suffisament professionelle pour savoir ce qu'elle aura a affronter pas comme le canada en son temps qui a rachete a tour de bras des leopards

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Dim 1 Fév - 13:12 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
le rafale est un chasseur bombardier multiroles doté de different systéme d'acquisitions et de ciblages lui permettant de mené des missions de supériorités aeriennes, bombardements,reconnaissances et lutte anti surface .

le fait que le rafale puisse tiré des exocet block 3,l'asmp,l'assm,des jdam, des scapl ,mica em et ir j'en passe et des meilleurs prouve bien qu'il s'agit d'un avion multiroles capable de mené a bien differentes missions de combats .

aujourdhui méme les usa ne peuvent ce permettre de developpe des avions a role unique type F-15 a,b,c,d qui par la force des choses sont passés du statut d'un avion chasseur intercepteur a un avion de combat multirole .

le fait qu'un escadron de rafale ce spécialise en nuc ne remet pas en question la polyvalence de l'avion .

sinon faudrait lui retiré l'osf,le pod.......

a ciao

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Dim 1 Fév - 14:29 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
Ce que veut dire JFB, c'est que pour avoir un engin multi-rôles, il y a forcément un certain nombre de sacrifices à faire.
Tout engin polyvalent n'est pas forcément adapté à toutes les situations...

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Se reconstruit doucement mais sûrement.
Dim 1 Fév - 15:29 (2009) Visiter le site web du posteur
galil10
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
possible ,mais le vrai probléme aujourd'hui c'est que plus personne n'a d'argent pour developpe un engien pour une mission donné. c'est flagrant en terme d'aviation et de marine ,sur terre aussi. le leclerc par exemple dans sa derniére version est équipé d'armure et d'armement qui lui permet de mené spécifiquement du combat urbain ,la ou un leclerc de base ce ferai haché menue les engiens existants subissent des adaptations leurs permettants de mené divers formes de combats c'est une réalité ,quand au chars et autres apc,ifv.....qui sortirons demain c'est pareil ils seront multirole diversités des menaces obligent .

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Dim 1 Fév - 20:18 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
    DA,TBA,MUD  Je vais avoir besoin d'un petit eclairage sur ces termes Mr. Green .Pour moi c'est du chinois. TBA ( Tres Basse Altitude ) peut etre ?

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vae victis
Lun 2 Fév - 03:58 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
       Okay ,merci,c'est plus clair.Je ne suis pas tres au fait des differentes specificités des appareils de l'armée de l'air,mais je ne doute pas que le rafale soit réellement polyvalent.Maintenant les pilotes eux seront a mon avis specialisés.Un materiel peut etre polyvalent,mais c'est bien plus compliqué pour son equipage.Et c'est aussi valable dans toutes les armes.
       Comme tu le disais si bien,les personnels formés sur lourd peuvent faire du leger,mais l'inverse n'est pas vrai.En fait ca depend plus de la difficulté a maitriser un materiel dans la durée,qu'aux competences memes des equipages.

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vae victis
Lun 2 Fév - 13:43 (2009)
PAPY GEGE
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
Enfin de compte, le matériel chenillé ou à roues dépend de l'utilisation que l'on veut en faire suivant le mode de conflit, Quelles sortes de conflits doit on prévoir?
Doit on avoir une armée offensive très mobile ( vitesse et autonomie ) ou une armée défensive capable de recevoir des coups de bélier
Lors d'une immobilisation pour réparation pendant un conflit, l'operation la plus rapide sur chenilles ou sur roues?
la logistique des pièces de rechange plus facile our les chenilles ou pour les roues
Je ne connais pas beaucoup les blindés, je les découvre à travers le forum
Entre chenilles et roues lequel consomment le plus de carburant, ou bien la consommation est quasiment la même ?
Lun 2 Fév - 19:49 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
On ne prevoit pas un conflit en fonction de son Armée,ce serait une aberration.L'Armée doit etre adaptée aux conflits potentiels de son epoque.C'est le plus difficile a definir.
      Avoir une Armée entierement basée sur l'offensive,ou bien sur la defensive,n'est pas non plus LA solution.On peut prendre pour exemple les combats de 1940,ou l'Armée Allemande devait se briser et s'epuiser sur les defenses Francaises.On connait tous la suite Neutral .
      Les operations de maintenance prennent presque le meme temps suivant que l'engin soit chenillé ou sur roues.Tout depend de sa conception.La ou il fallait pas loin de 2 heures pour changer un GMP sur 30 T,il faut maintenant 45 mn sur un Leclerc.
      La logistique est la aussi presque la meme suivant ses engins.La aussi tout depend de la conception.
      Quand aux consommation en carburant,la encore tout depend de l'engin,il est evident qu'un VBL va consommer moins qu'un 10RC ou qu'un VBCI.Il faudrait comparer deux engins de meme taille,composés des memes elements mecaniques,mais l'un avec chenilles et l'autre avec roues,pour pouvoir definir de réelles differences.Mais je ne pense pas pour ma part que ces differences soient si importantes.

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vae victis
Lun 2 Fév - 20:30 (2009)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
je trouve que cet article fait grand cas de pas grand chose...
je me demande réellement si cette guéguerre n'est pas purement subjective...
la roue dispose d'une plus grande mobilité stratégique, et la chenille d'une plus grande mobilité tactique. ça tout le monde le sait depuis longtemps.

je trouve amusant de la part de l'auteur de comparer le SPRAT au LECLERC, sous-entendant qui si on a pu mettre l'un sur roue, pourquoi pas l'autre...
euh... quand est-il des performances de mobilité du SPRAT en tout terrain...?

et bien oui nous avons le VBCI, et les américains le BRADLEY... on se demande du coup pourquoi ils ont monté des brigades STRYKER...

on arrive de nos jours à de très bonnes performances avec des blindés à roue 8X8, le poids étant bien réparti sur tout le train de roulement, qui de plus peut la plupart du temps adapté sa pression au terrain traversé.
mais il est évident qu'au delà d'un certains tonnage, cela devient impossible, et qu'il faut passer à la chenille.

le petit paragraphe m'a bien faire sourire également sur le 10RC: oui il n'aurait pas tenu longtemps bien sur face aux hordes soviétiques, mais l'auteur oubli ( ou ne sait pas?? ) que c'est un char de reconnaissance, devant mener des coups de sondes, ou des combats retardateur?
on comptait plus sur nos AMX30 et nos innombrables ( 40 000 il me semble )  missiles MILAN en stock pour s'y opposer et mettre un coup d'arrêt. il faut je crois replacer chaque matériel dans sa destination propre.

et n'oublions pas nos missiles PLUTON, destinés à anéantir les concentrations blindées ennemies...

la roue et la chenille ne sont pas opposées, mais complémentaires.
certains dans l'armée française vont défendre la roue car ils sont de la légère, d'autres la chenille car il sont de la lourde, c'est une fierté partisanne tout ce qu'il y a de plus normal.
et il est sain que nos bureaux d'études et théoriciens se remettent en question en permanence et reposant toujours ce vieux débat, ça évite de s'endormir sur ces lauriers. et plus ils chercheront à prouver que le système qu'ils défendent est le meilleur, et plus ils développeront au final des technologies inovantes dont nos soldats finiront bien par profiter. que ce soit roue ou chenille.

au final, je regrette le nombre conscéquent de lieux communs de l'article, ayant déjà lu ici ou là tel ou tel argument.

j'ai l'impression que l'auteur s'est surtout contenté de glaner ce qui a déjà été dit à droite à gauche sur le sujet et d'en faire une synthèse, au lieu de mener ses propres recherches et de proposer un article réellement novateur sur le sujet. mais bon, ça lui aurait demandé un travail personnel important, ce qu'il n'était peut être pas près à faire, surtout que trop souvent à Libé ils sont plus dans le "pointage du doigt" de l'armée et de son industrie - recherche/développement que dans l'énoncé de faits objectifs et sans parti pris.

je les comprends, faudrait pas que par inadvertance ils sortent un article montrant qu'au final il y a des gens qui réfléchissent dans cet ensemble d'abrutis réac qu'est le monde militaire.... Laughing

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Sam 27 Mar - 13:43 (2010)
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
je me permets une reponse très simple entre ce dilem chenille / roues .

Les blindées à roues ont un gros avantage : ils peuvent rouler sur nos routes sans dommage pour les infrastructures .  Donc les manoeuvres deviennent plus simple , ainsi que la logistique de transport .

Eh oui , on peut prendre l 'autoroute avec un 10 RC !!!!

et vu l 'efficacité de notre transport ferroviaire , c' est quand même plus simple que de faire rouler un train improbable à une vitesse moyenne de 30 à 40 km/h (moyenne  de vitesse actuelle du service  FRET)

Par contre je trouve celà très regrettable . 
 je pense que seul la vie des hommes devrait guider les choix
hors il est incontestable qu 'un engin chenillé encaissera mieux l 'explosion d' une mine qu 'un blindé à roues , son centre de gravité étant plus bas et pouvant supporter un plus fort blindage ventral ...

Un VAB qui saute sur une mine , à toute les chances de se renverser sur les servants de pièces ...
(cqfd :  l "Afganistan )
Lun 19 Avr - 17:42 (2010)
helldante
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Message Blindés : le duel de la roue et de la chenille Répondre en citant
pourtant le VAB a pour le moment très bien réagit aux "incidents IED". si il y a eu des blessés graves, pas de mort pour le moment il me semble.
et un char dispose d'un blindage ventral plat, alors que la forme en V du "ventre" des biens des blindés à roue, VAB compris, favorise l'éjection du souffle vers l'extérieur, de même que la roue sera arrachée, absorbant part là même une grande partie de l'énergie de l'explosion.
les Sud Africains l'ont compris il y a bien longtemps, il suffit de regarder la forme digne de Mad Max de leurs véhicules à roues développés pendant leur guerre contre l'Angola.

le débat n'est pas près de finir Very Happy

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" tape-toi la tête contre une cruche. si tu entends un son creux, n'en déduis pas que c'est forcément la cruche qui est vide. "
Mar 20 Avr - 14:23 (2010)
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